Neymar exclu de la Seleção en mars 2026 : le Mondial s’éloigne-t-il vraiment pour la légende brésilienne ?

Neymar exclu de la Seleção en mars 2026

Ce lundi 16 mars 2026, le nom de Neymar est partout sur les réseaux et dans les médias sportifs. La nouvelle tombe comme un coup de massue : Carlo Ancelotti ne l’a pas retenu dans la liste du Brésil pour les amicaux contre la France (26 mars à Boston) et la Croatie (31 mars à Orlando). Ces deux matchs représentent les ultimes tests avant la Coupe du monde 2026. Pour beaucoup, c’est un signal fort : le rêve d’un dernier Mondial pour le meilleur buteur de l’histoire de la Seleção (79 buts en 128 sélections) semble s’effilocher un peu plus.

Neymar, 34 ans, a réagi rapidement sur les réseaux sociaux. « Évidemment, je suis contrarié, triste de ne pas avoir été appelé », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Mais le focus reste jour après jour, entraînement après entraînement, match après match… On va atteindre notre objectif. » Le ton est combatif, presque pour se convaincre lui-même. Pourtant, la réalité est dure : depuis sa rupture des ligaments croisés en octobre 2023, il n’a plus porté le maillot auriverde. Son retour à Santos en 2025, après un passage très court et chaotique à Al-Hilal (seulement 7 matchs), était censé relancer sa carrière. Il a prolongé jusqu’en fin 2026 avec son club formateur, disputé quelques rencontres en Brasileirão, délivré une passe décisive contre Corinthians le 15 mars… mais Ancelotti reste inflexible.

Le sélectionneur italien a été clair en conférence de presse : « C’est une évaluation physique, pas technique. Avec le ballon, Neymar se débrouille très bien. Il doit s’améliorer physiquement. Car, aux yeux du staff et aux miens, il ne joue pas à 100 % de son potentiel. » Traduction : même s’il retrouve des sensations à Santos, le corps ne suit plus tout à fait. La récente arthroscopie au genou gauche en décembre 2025 et la fatigue musculaire qui l’a empêché de jouer un match clé (celui qu’Ancelotti voulait justement observer sur place) ont pesé lourd. Endrick, Igor Thiago (première convocation) ou d’autres jeunes talents prennent la place. La concurrence est féroce, et le temps presse : la liste finale pour le Mondial sera dévoilée le 18 mai.

En France, où Neymar reste une icône controversée après ses années parisiennes, les réactions fusent. Sur les forums et X, les supporters du PSG oscillent entre nostalgie (« Ney au Mondial, ça serait magique ») et réalisme froid (« Il a 34 ans, trop de blessures, il faut tourner la page »). Les memes pleuvent : Neymar en mode « comeback éternel » ou des montages avec lui sur le banc brésilien. Les haters rappellent ses polémiques extrasportives, mais beaucoup reconnaissent que sans ses pépins physiques, il serait toujours intouchable. Les médias brésiliens parlent d’un « dernier défi » pour une légende, tandis qu’en Europe, on se demande si Santos n’est pas devenu un club-retraite dorée plutôt qu’un tremplin.

Ce qui frappe, c’est le contraste. Neymar a tout gagné (Ligue des champions, Copa América, Jeux olympiques), mais son corps l’a trahi trop souvent. Son retour à Santos était censé être poétique : finir là où tout a commencé, devant les supporters de Vila Belmiro, et peut-être offrir un dernier éclat au Mondial. Aujourd’hui, cette histoire belle sur le papier semble fragile. Ancelotti laisse une porte ouverte (« S’il est à 100 %, il peut être là »), mais chaque semaine sans convocation rapproche l’épilogue.

Pour le football brésilien, c’est un symbole : la génération Neymar s’efface doucement au profit d’une nouvelle vague (Vinicius, Rodrygo, Endrick). Pour Neymar lui-même, c’est un combat intime contre le temps et les blessures. Va-t-il forcer le destin d’ici mai, retrouver ce niveau physique qui manque encore ? Ou ce Mondial 2026 passera-t-il sans lui, laissant un goût d’inachevé à une carrière hors norme ? Les prochaines semaines à Santos seront décisives. Et les fans, eux, retiennent leur souffle.